Entraînement physique

Je n’ai pas fait de vrai entrainement physique, je roule très régulièrement à vélo mais de petits trajets (12kms par jour),
la météo n’étant pas idéal en ce début d’année, j’ai fait que très peu de trajets plus long. Physiquement, je n’ai pas eu de gros
problème, car j’ai choisi de faire la parcours tel un cyclo touriste, c.à.d. de prendre le temps de voir et non de tracer le plus de
kms possible dans le moins de temps possible. Ma technique est simple, il s’agit de mouliner sur le vélo et de garder toujours
le rapport le plus petit possible (par rapport à ces moyens physique), ainsi l’effort physique est minime. Ceci n’empêche pas
de rouler parfois à 25kms/h, du moment que cela se fait « facilement ». Ce qui permet de faire beaucoup de kms sans avoir
trop d’entrainement, mais le point un peu négatif avec cette technique, c’est le confort ; les temps de trajets devenant alors
plus long, la position assise peut générer une fatigue de confort ( fessier, nuque, mains). Ma moyenne reste à 16km/h pour
tout le trajet, lorsque je passe dans des endroits sympa, ou des villages, je ralenti souvent pour prendre de le temps de voir ce
qui peut valoir le coup de voir.


La logistique pendant le trajet à vélo

Les repas :

En journée : j’ai choisi de manger des sandwichs à midi, je faisais toujours les courses avant de quitter l’hôtel
le matin, en général dans une supérette qui est à proximité. La plus part des boulangeries proposent également des
sandwichs, de bonne qualité, mais plus rarement varié dans le contenu (c.à.d. essentiellement des sandwichs
jambon/emmental) et en plus les boulangeries ne vendent que des boissons en boîtes de 33cl, ce qui n’est pas
pratique quand on doit consommer beaucoup de boissons dans la journée. Les supermarchés proposent plus de choix
en termes d’alimentation, on peut aussi y acheter des fruits. Certaines villes étapes ont des marchés journaliers où il
peut être intéressant de passer. L’autre avantage d’acheter le matin, c’est qu’on garde la liberté de s’arrêter manger
quand on veut et ou en veux (n’oublier pas d’emmener vos déchets avec vous bien sûr).
J’ai acheté en général 2 bouteilles de 1.5 litres de boissons (1 de plus s’il fait chaud), il vaut mieux en avoir de trop
(même si cela représente du poids en plus) que pas assez, car selon les endroits il faut faire parfois plus de 20 kms
(ou un détour du parcours) avant de trouver un magasin d’alimentation. Le reste de boisson sera consommé le soir, où
il faut continuer à bien s’hydrater.
Le soir : repas au restaurant (point barre) ! Eh oui, je fais chauffer la carte de crédit.

Les outils :

  J’ai emmené de quoi faire des réparations sur mon vélo, j’ai un câble de rechange pour le dérailleur au cas, un
outil multi fonction pour les vélos, des rustines, une chambre à air de secours, des rilsans pour faire des réparations
au cas, je conseille aussi un peu d’huile si vous partez longtemps, une petite pompe à vélo ( que je vous conseille
vivement de tester avant de partir, car j’ai eu une crevaison lors d’une de mes journée de repos, et je n’ai pas réussi à
gonfler mon pneu avec mon pompe que je n’ai pas utilisée depuis plusieurs année..), des maillons de chaines avec
attache rapide.
Pour les repas de midi, j’ai aussi un couteau pour manger les fruits.

Les habits :

Commençons par les habits de pluie…
Et oui il faut aussi y penser, j’ai d’ailleurs eu 2 demi-journées de pluie, ce qui gâche bien sûr un peu la
journée, mais il faut rester positif, il vaut mieux être à l’extérieur sous la pluie à rouler sur la vélodyssée, qu’enfermé au
travail dans un bureau. Il faut aussi être honnête, quand il pleut, on a tendance à tracer, on ne profite plus des endroits
qu’on traverse, et la visibilité est réduite, mais cela peut être l’occasion de faire un petit break (si la pluie ne dure pas
trop) et éventuellement des connaissances si vous partagé le même abri de pluie ! Il faut donc avoir une bonne veste
imperméable mais respirant (très important), car sinon à force vous serez logiquement mouillé de transpiration (à noter
aussi que ces habits ont leurs limites, s’ils sont gorgés d’eau à l’extérieur ils ne seront plus respirant, il vaut mieux les
faire un peu sécher). Pour les mains (qui peuvent gercées à force si la pluie dure longtemps), j’ai essayé les gants de
ménage... mais ils ne sont pas assez efficace, j’ai finalement caché ma main sous ma veste que j’ai tirée au bout.
Pour le pantalon, j’ai pris celui de ma moto, imperméable mais pas respirant. Donc j’ai été mouillé en dessous, je
viens de commander un nouveau pantalon adapté au vélo (à tester). Et pour les chaussures, j’ai mis des guêtres,
plutôt efficace.
Les autres habits sont en textiles synthétiques, qui permettent de ne pas rester trop humide par la
transpiration (par rapport au coton), ils sèchent vite, et ne nécessite pas de repassage ! Car oui, quand on part 14
jours, il faut penser aussi à laver son linge sale, à moins de prévoir beaucoup de linge et donc plus de bagage. Comme
j’ai prévu une journée de break à mi-parcours, j’ai choisi un hébergement proposant un service de laverie, j’ai ai mis
mon linge le premier soir.

Les bagages :

J’en ai déjà parlé, j’ai 3 bagages vodé à monter sur le porte bagage du vélo (soit 60L /12 kg), il faut prévoir de
la place libre dans vos bagages, pour quelques souvenirs, et pour par exemple mettre les bouteilles de boissons de la
journée. En plus au guidon, j’ai une petite valisette, qui permet de placer des fruits au frais, barres de céréales, outils
pour le vélo, et le téléphone portable.
La crème solaire :
Si vous roulez pendant l’été, la crème solaire est conseillée, car une grande partie du trajet est à l’abri de
l’ombre, si le soleil est un problème pour vous, il vaut peut être mis le faire hors saison, ou choisir de rouler du sud
vers le nord pour être un peu protégé du soleil.

Le Parcours : la vélodyssée

Voilà ce qui intéresse surement le plus, à quoi ressemble ce parcours.
Le tracé est bien choisi car il utilise (pour la partie que j’ai faite, Nantes-Mimizan), au moins 80% de piste cyclables (ce qui
permet de rouler au calme sans avoir les bruits et risquent de la circulation routière), le reste du trajet se fait sur route à faible
trafic, cool.
Le type de terrain est assez varié, de même que le paysage, mais attention, car si on voit souvent écris la route de l’océan en
parlant de la vélodyssée, il n’y a pour moi que 10% du trajet qui est réellement côtier à l’océan. Et oui au bord de l’océan, il y a
souvent des dunes, et qui ne sont donc pas praticable à vélo. Mais n’ayez pas peur, on est jamais très loin du front de mer, il y
a de fréquent petits chemins ou routes qui mènent au bord de l’eau, et cela à moins de 1 à 2 kms du parcours (ce qui permet
de faire des pauses les pieds dans l’eau).
Le paysage, varie beaucoup, surtout sur la partie nord du l’euro véloroute, j’entends par là, la partie Nantes-Royan, il y des
tronçons côtier, de petites plages, de petits villages ou station balnéaires, de la piste en forêt, des parcours le long à travers un
marais, ou le long d’un canal. Pour la partie sud (Royan - Mimizan), les pistes cyclables sont à pertes de vue, il y a beaucoup
de forêt, mais sur une route goudronnée, c’est le règne de la ligne droite, que ce soit pour les pistes ou les plages, qui sont
très longues. Honnêtement, le paysage est très sympa, mais un peu routinier, la partie nord est plus variée. Mon trajet était
estimé à 800kms (Nantes - cap de Homy + quelques kilomètres pour aller jusqu'à la gare), mais j'ai fini à 1100 kms, il faut tenir
compte de cette distance supplémentaire dans le calcul de vos étapes.

Mon étape favorite :

Ile de Noirmoutier -sable d’Olonne : cette étape est personnellement celle que j’ai préférée, elle est très variée. Elle
commence par le passage du gois à l’île de Noirmoutier (il est conseillé de vérifier les horaires de marées basses à l’avance - 2
fois par jour), puis passe à travers de la forêt, enchaine sur des passages côtiers, et des marais pittoresques pour finir aux
sables d’Olonne.

Mes « extras » :

J’ai choisi de faire quelques extras par rapport au circuit officiel.

Ile de Noirmoutier : j’ai passé une nuit là-bas, la parcours officiel traverse le début de l’île en passant par le fameux «
Gois », même si vous ne choisissez pas de dormir là-bas, il faut consulter l’horaire des marées sur internet pour savoir
à quel heure il est possible de le traverser, ce que j’ai fait un peu tard, en choisissant de dormir sur l’île, je suis arrivé
en fin de journée, je n’ai donc pas pu le traversé et j’ai dû faire un détour par la départemental (plus long, plus
dangereux), j’y suis passé le lendemain matin en partant pour le voir.
Ile de ré : j’ai fait une étape break à La Rochelle (très belle ville) pour 2 nuits, j’ai choisi d’aller visiter l’île de Ré à vélo
lors de la journée de « repos », donc sans les bagages. Je n’ai pas fait toute l’île (elle fait près de 25kms de long), j’ai
parcouru certains village de part en part, les pistes sont cyclables sont légions, c’est l’île aux vélos par excellence.
Pour cette journée à départ de La Rochelle, et ballade à l’île de Ré, j’ai fait 85kms.
Ile d’Oléron : cette île n’est pas traversé par le parcours de la vélodyssée, mais j’ai encore choisi d’y dormir, là
encore l’île est grande, il faut donc prévoir selon l’endroit où vous voulez allez (pour ma part à peu près au milieu de l’ile
le long de l’océan) près de 30 kms de détours aller.
Le bassin d’Arcachon : pour mon deuxième break (2nuits), je me suis arrêté juste en dessous de la dune du Pilat
(pas loin du fameux camping des flots bleu). Ce qui m’a permis de visiter la Dune (sans les bagages), et aller à vélo
sur Arcachon, et faire un tour en bateau sur le bassin. Je conseil aussi le sentier du littoral à Lanton (VTT conseillé)

Les photos :


voici quelques photos prises le long de mon parcours









Parmi les bonnes nouvelles pour les cyclistes amateur de long parcours, on retrouve
des pistes cyclables européennes (appelées Euro véloroute) qui travers toute l’Europe.
Il y en actuellement 15, dont l'EV1 qui fait plus de 8000 kms démarre au nord de la
Norvège et termine au sud du Portal. Quelle belle perspective.
Cette piste européenne passe par notre beau pays la France, en longeant une grande
partie de la côte Atlantique, entre Roscoff et Hendaye, soit un peu plus de 1200kms,
la partie française de cette euro véloroute est appelée Vélodyssée. Le parcours est
(en théorie)  entièrement balisée, on retrouvera donc les panneaux de la vélodyssée
sur presque tout le parcours, évitant ainsi d'avoir à regarder en permanence la carte,
ce qui est appréciable. De plus, le parcours est plutôt bien tracé, c'est à dire qu'il
empreinte en grande partie des pistes réservés aux cyclos (plus de 70%) ou des voies
à faible fréquentations automobiles.
Un site internet dédié à la vélodyssée existe et il est plutôt bien fait.

Mon parcours, suivez le guide:
Cet article a pour but de vous présenter mon parcours, mes photos, mon organisation sur une partie de la Vélodyssée.
L'organisation du séjour:

Les dates de séjour
Je suis parti du premier juin 2016 (1er jour à Nantes, uniquement pour le transport à train et quelques visites sur place),
jusqu'au 15 juin (encore une fois cette journée est était juste pour le trajet à train)

Le parcours:

J’ai choisi de ne pas faire toute la vélodyssée, je suis parti de Nantes, et je suis descendu jusqu'à un peu plus bas que
Mimizan, mon récit ce limitera donc à cette partie de la vélodyssée. J'avais estimé la distance à 800kms, mais au final avec
les détours le long du parcours et quelques visites, j'ai fini à 1100 kms pour une durée de 14 jours.


Le transport

J’habite de l'autre côté de la France, je ne pouvais donc pas démarrer
directement à vélo (à moins de demander un congé sabbatique à mon
chef..), pour arriver à mon point de départ (ainsi que pour le retour),
j'ai choisi le train. Certains TGV permettent des réservations de vélos
non démontés moyennant 10 euros de plus, ces TGV ont généralement
*un compartiment en début ou fin de locomotive où on peut placer son
vélo contre une rangée de siège basculant et être assis juste à côté.
Sinon vous pouvez voyager aussi avec un vélo démonté placé dans
une housse 120*90 qui est alors considéré comme un bagage à main
et vous permet de prendre n'importe quel train sans plus-value
(mais il faut trimbaler la housse en plus dans les bagages du vélo pendant le parcours)

Les étapes:

J'ai donc construit mes étapes selon le site officiel de la vélodyssée (voir lien plus bas), qui découpe les tracés en plusieurs
étapes, elles-mêmes encore coupés en tronçon, ce qui permet d'estimer facilement le kilométrage journalier (en mettant toute
les tronçons sur une feuille Excel), mais attention aux détours qui peuvent rapidement gonfler le kilométrage.
Je suis resté sur une distance moyenne estimée de 80 kms par jour, mon but étant de faire le tracé à la "cool" en touriste,
profiter du paysage, se prendre de temps de découvrir les environs. Une distance raisonnable permet de faire de petits détours
le long du tracé et de pouvoir s'arrêter quand on veut et où on veut. N'oubliez pas aussi qu'il est possible d'avoir des problèmes
technique avec le vélo, il faut donc se prévoir de la marge pour réagir dans cette situation et finir l'étape en temps et heure.

Hébergement :

Pour ma part je fais partie des cyclistes à la "carte de crédit" comme on nous appel dans le milieu du cyclisme.
Je m'explique que j'ai choisi de dormir dans les hôtels, ou dans les campings mais en mobile home. J'ai fait ce choix par
confort, si vous passez la journée à peut-être rouler sous la pluie (ce n'est pas à exclure des hypothèses) il est toujours bon de
retrouver un toit chaud et confortable le soir. Cela coute plus cher que le camping pur, mais permet aussi de voyager plus léger
(pas besoin de tente, matelas, etc..).
J'ai donc choisi de définir mon parcours à l'avance, et donc de réserver les hôtels, cela laisse moins de place à l'improvisation
(il faut arriver au bout de chaque étape définie), mais évite de perdre du temps sur place à trouver un hôtel et permet de
comparer les tarifs (en moyenne autour de 70 euros par nuitée), dans des hôtels, mobile home, ou résidence de vacances
(type Pierre et vacances). Pour les mobiles homes, il ne faut pas oublier qu'on est généralement soumis à un ménage de fin de
séjour et qu'il faut avoir ces draps ou en loué sur place, avec une serviette de bain qu’il faut faire sécher le lendemain (par
exemple au-dessus des bagages du vélo, en espérant qu’il ne pleuve pas..).
Le site de la vélodyssée permet de trouver des partenaires du parcours, et des hébergements "accueil vélo" le long du
parcours.
Comme je suis parti pour 14 jours, j'avais besoin de faire une lessive sur place, je donc aussi choisi un hébergement à mi-
parcours qui permet de faire une lessive.

L'orientation

Les traces gpx de tout le parcours peuvent être téléchargées depuis le site officiel, je les installées sur mon téléphone avec
l'application GPX viewer; personnellement je pense que ces traces sont indispensable, car le tracé, contrairement à ce qui est
indiqué sur le sur internet, n'est pas parfaitement indiqué, la position des panneaux de direction est variable ( parfois 20m avant
l'intersection, parfois 20 m après l'intersection, parfois juste au virage, parfois il faut se retourner pour voir le panneau allant
dans l'autre sens de circulation et en déduire la direction à prendre, et parfois il y a un juste un panneau vélodyssée en plein
milieu d'un poteau sur un carrefour cyclable? Euh dans quelle direction il faut partir? Le GPS vous sera alors d'une grande
utilité. Mais globalement la signalisation est plutôt très bonne.

Mon vélo

C'est Un VTT Lapierre, avec fourche suspendu, j'ai gardé les pneus off road (je pense que cela reste un bon choix car une
petite partie du parcours se fait sur une piste en terre, qui restent très carrossable et roulante, mais le VTT apporte plus de
confort sur ces pites) Je l'ai équipé d'un porte bagage non d'origine, et de 3 sacoches pour les bagages (2 sacoches de côté,
et une sacoche au-dessus) soit environ 60 L de bagage, auquel s'ajoute une petite sacoche de guidon ( pour placer mes outils,
le sandwich, portefeuille, et le téléphone). Il ne faut pas oublier d'avoir une protection pluie pour les bagages, sinon en cas de
pluie prolongée (ça peut vous arriver à vous aussi), les bagages risquent d'être trempés. Pour ceux qui préfèrent voyager léger,
il existe des agences spécialisées dans l'organisation de ce type de séjour et peuvent proposer un service de porteur de
bagage.
Pour le guidon, J’ai choisi de monter de cornes sur mon guidon pour le sur élevé de 10 cms environ, ce qui me permet
de rouler avec 2 postures différentes, la posture haute me permettant de soulager ma nuque sur les longs trajets. Il
néanmoins prévoir de bonnes mousses sur le guidon, sinon à force cela peut gêner au niveau de la paume des mains.
Le gros des douleurs de fatigue disparaissent après une semaine, sauf pour le fessier, pour ma part, cela prend plus
de temps, mais pas de quoi gâcher le périple.
Nantes, les machines de l'île
Un chemin le long de la Loire
Pornic, le port et la plage
Le passage
du Gois,
à marée
basse, et
ces nombreux
pêcheurs
Route du marais vers les sables d'Olonne
Chemin près du marais point devin


Village de Marans
Lîle de Ré
La Rochelle
Dûne du Pilat, bassin d'Arcachon
Quelques exemples de chemin le long de la vélodyssée (EV1)
La carte
Autres parcours

Bretagne à vélo

La vélodyssée, à vélo le long de l'océn Atlantique